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Former les leaders du 21e siècle

Imaginer le futur du travail pour ISF, c’est aussi imaginer le futur des leaders

Quand on demande aux gens d’imaginer à quoi pourrait ressembler le travail dans le futur, plusieurs envisagent un monde comme celui de la famille Jetson : des véhicules autonomes, des conversations avec des systèmes intelligents, des maisons informatisées et une main-d’œuvre robotisée. Si cette rêverie peut paraître lointaine, la vérité est que sur bien des points le futur est déjà à nos portes.

Selon un récent rapport de l’entreprise EY sur le futur du travail, la société est en train de passer d’une économie de petits boulots à une économie de machines, soit d’une société qui a vu l’émergence de plateformes numériques comme Uber et Airbnb ainsi qu’une augmentation du nombre de pigistes à une société où l’intelligence artificielle et la robotique modifieront drastiquement les emplois traditionnels.

Imaginer le futur du travail pour ISF, c’est aussi imaginer le futur des leaders. Quelles aptitudes de leadership les jeunes auront-ils et elles de besoin dans cette nouvelle économie? Comment s’assurer qu’ils et elles défendront les progrès techniques afin de mieux servir l’humanité? Et comment s’assurer que les changements amenés par le 21e siècle produisent des résultats équitables pour tous et toutes?

Nous surmontons ces difficultés de deux façons : en investissant dans des projets sociaux en Afrique et en investissant dans nos jeunes leaders canadiens et canadiennes.

Se diriger vers des économies durables et inclusives

ISF croit qu’une manière efficace de préparer l’avenir consiste à semer des graines aujourd’hui : soutenir le genre de penseurs novateurs et penseuses novatrices qui travaillent dans le but de combler les besoins des personnes qui ont été abandonnées par une société ne répondant pas à leurs besoins.

Les changements s’accélèrent et cette dynamique ouvre la porte et donne plus de pouvoirs aux individus et aux petits groupes pour changer les choses. Toutefois, est-ce que tout le monde peut profiter de cette chance également?

En choisissant de soutenir les entrepreneurs à fort potentiel qui n’ont probablement pas accès à d’autres sources de financement et en encourageant ceux et celles qui partent avec du retard, ISF participe à la construction d’un système qui cherche à accroître la cohésion sociale et à offrir des opportunités équitables et durables.

Jetons un coup d’œil à cet exemple frappant.

Au Kenya, l’agriculture est le cœur de l’économie du pays. Elle représente 32 % du produit intérieur brut et 65 % de l’emploi. Le Kenya n’est pas un cas unique en Afrique subsaharienne, puisqu’on y compte 48 millions de petits fermiers. Alors que les villes vivent des changements radicaux, énormément de fermiers en campagne n’en profitent pas. Le système financier les laisse pour compte et ils manquent terriblement d’accès au crédit formel, une occasion favorable d’emprunter la bonne sorte de capital, et ce, au bon moment pour tirer le maximum de leur pratique. Ces conséquences se font sentir dans tous les aspects de leur vie : plusieurs d’entre eux doivent choisir entre payer les frais de scolarité, les médicaments ou payer pour maintenir en vie leur petite entreprise, leur gagne-pain.

C’est à ce moment que FarmDrive entre en jeu.

FarmDrive a été créée par Rita et Peris, deux jeunes entrepreneures audacieuses qui ont décidé de se servir de l’analyse de données et de la technologie mobile dans le but de complètement changer la donne pour les agriculteurs et agricultrices en milieu rural. Leur algorithme traite une grande quantité d’information sur leurs activités, tels leurs paiements en argent mobile, leur géolocalisation, leur activité sur les médias sociaux, ainsi que les conditions climatiques de leur région. Ceci leur permet d’obtenir une approximation de la cote de crédit de l’agriculteur ou de l’agricultrice et leur permet de les mettre en contact avec leur institution financière locale de manière efficace et rapide. Grâce à Rita et Peris, 2000 exploitant.e.s agricoles ont, jusqu’à ce jour, pu se faire accorder des prêts qui leur ont permis d’agrandir leurs commerces, d’engager plus d’employé.e.s et de faire les investissements nécessaires à leur évolution et à une meilleure productivité.

Il existe un manque à gagner de 450 milliards de $ en Afrique subsaharienne. C’est la raison pour laquelle, deux ans plus tôt, nous avons décidé d’investir dans FarmDrive et de faire tout notre possible pour qu’ils réussissent. Jusqu’à présent, Rita et Peris ont multiplié notre investissement plus de dix fois en 24 mois. Leur croissance est explosive et leur impact dans le domaine de la technologie financière en Afrique de l’Est est significatif.

C’est entrepreneures illustrent bien le genre de leaders qui font figure de précurseurs dans la façon de faire des affaires et d’utiliser la technologie pour créer une économie plus responsable et inclusive, aujourd’hui et lors de notre entrée dans la nouvelle économie de machines.

Former des leaders à l’esprit ouvert sur le monde

Au sujet du futur du travail et du leadership, nous croyons que les effectifs dont le 21ième siècle a besoin doivent être capables de réfléchir à des défis globaux complexes, être agiles et créatifs dans leur approche à la résolution de problèmes, être confortables dans l’inconfort et être déterminés à protéger l’égalité des sexes (lien en anglais seulement), les droits des peuples autochtones, et les valeurs environnementales et communautaires.

Les jeunes d’aujourd’hui ont besoin d’une vraie perspective globale et pourtant, selon une étude du Groupe d’étude sur l’éducation mondiale, relativement peu d’étudiant.e.s du Canada de niveau postsecondaire ont vécu une expérience à l’international, soit 11 % des étudiant.e.s de premier cycle. En France, environ 33 % des étudiant.e.s de premier cycle font une partie de leurs études à l’étranger, en Allemagne, 29 %, et en Australie et aux États-Unis, 19 et 16 % respectivement.

Les échanges universitaires sont une très bonne manière d’acquérir de l’expérience international, mais qu’en est-il de travailler dans une entreprise naissante en Afrique subsaharienne ? C’est ce qui s’appelle de l’expérience transformatrice.

Chez ISF, nous n’offrons pas seulement un financement de lancement aux initiatives, nous offrons aussi un savoir-faire technique et en renforcement des compétences partagé par des stagiaires impliqués dans un de nos programmes de stages : stage à long terme, stage en développement international et Kumvana. La combinaison de l’investissement, du mentorat et du renforcement des compétences est une solution gagnante qui fait profiter tant les entrepreneur.e.s que les jeunes leaders canadiens grâce à une expérience concrète et à la création de liens perpétuels.

En plus, nos 40 sections universitaires et professionnelles offrent des opportunités d’apprentissage et un savoir-faire technique qui préconisent un changement de politiques, contribuent à la création d’économies responsables et inclusives et parrainent une communauté de leaders à l’esprit ouvert sur le monde.

Le futur du travail commence maintenant

Finalement, ISF cherche à équiper les leaders du Canada et d’Afrique pour qu’ils et elles puissent faire un travail novateur et significatif et pour qu’ils et elles créent des économies responsables et inclusives. Les nouvelles technologies telles l’IA et la robotique peuvent perturber et changer le futur du travail, mais avec un leadership fort et inclusif, ces technologies ont un potentiel à exploiter qui pourrait permettre l’accélération de changements positifs.

Apprenez-en plus sur notre formation des leaders du futur lors de notre congrès annuel, Ʃchanges 2018 (Anglais seulement, le français arrive bientôt!), qui se déroulera à Hamilton du 19 au 21 janvier.

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