Pourquoi les jeunes du Canada et de l’Afrique demandent-ils et elles au premier ministre Trudeau d’augmenter l’APD et de #BringCanadaBack ?

En tant que citoyennes et citoyens d’un pays démocratique, nous avons toutes et tous une voix que notre gouvernement doit écouter et à laquelle il doit répondre — mais lorsque nous parlons à l’unisson, nous avons plus de chances de nous faire entendre.

C’est le pouvoir du plaidoyer de la communauté d’ISF.

Récemment, nous avons réuni 400 jeunes du Canada, du Ghana, du Kenya et de l’Ouganda pour trois jours d’apprentissage, de renforcement des compétences, de connexion et d’action à notre congrès annuel, Σchanges 2018. En tant que l’un des trois principaux domaines de notre travail, les politiques et le plaidoyer ont joué un rôle important lors de cette rencontre.

Au cours d’une série d’ateliers, les délégué×e×s ont appris à quel point même des petites actions — comme l’envoi d’un tweet au premier ministre ou la sensibilisation à un problème dans leur communauté — peuvent mener à un changement systémique. En compagnie de deux poids lourds de la politique canadienne, Julia Sanchez, présidente-directrice générale du CCCI et Aniket Bhushan, analyste en chef et chercheur principal pour le CIDP, nous avons exploré de grandes questions sur le développement international, notamment : « l’aide publique au développement (APD) est-elle moralement juste? Est-elle logique sur le plan économique ou permet-elle d’obtenir un meilleur rapport qualité-prix? » Les délégué×e×s ont appris à plaider aux Nations Unies grâce à des défenseur×e×s de la jeunesse de renommée internationale, comme Roseanne Palmer-White, directrice de Restless Development au Royaume-Uni, Hajer Sharief, cofondatrice de Together We Build It, et Irem Turner, analyste technique au Fonds des Nations Unies pour la population.

Nous sommes aussi passés de la parole aux actes, en demandant au premier ministre Justin Trudeau de #BringCanadaBack!

Il y a 60 ans, l’ancien premier ministre Lester B. Pearson a jeté les bases de la création de l’agence canadienne de développement international et a établi une norme sur la façon dont les pays riches devraient investir dans leurs voisins du monde et les appuyer, en fixant l’objectif de 0,7 % du RNB (revenu national brut) pour les dépenses de développement international. Bien que cet objectif ait incité de nombreux pays à en faire plus pour bâtir un monde meilleur, le Canada n’a jamais réussi à l’atteindre.

En fait, les contributions du Canada ont diminué au cours des dernières années.

À l’heure actuelle :

  • L’aide au développement du Canada représente 0,26 % de son RNB, ce qui est près d’un creux historique.
  • Alors que l’aide au développement a augmenté de 9 % à l’échelle mondiale au cours de la dernière année, selon l’OCDE, les contributions du Canada ont diminué de 4 %.
  • De tous les pays du Groupe des Sept (G7), c’est au Canada que les dépenses d’aide publique au développement (APD) sont les plus faibles.

Le premier ministre Justin Trudeau a dit que « le Canada est de retour ». Mais le Canada n’est pas de retour — nous sommes à la traîne — et bien en deçà de ce que nous avions l’habitude d’être en matière de dépenses de développement international.

Afin d’appuyer la politique d’aide internationale féministe, de respecter les engagements mondiaux du Canada et de jouer un rôle de chef de file au Sommet du G7 de l’année prochaine (dont le Canada est l’hôte dans Charlevoix, au Québec, les 8 et 9 juin 2018), nous avons demandé au premier ministre d’augmenter l’APD dans le budget 2018 et de vraiment #BringCanadaBack!

Élèveras-tu la voix toi aussi ? Écris au premier ministre, en gazouillant @JustinTrudeau et en utilisant #BringCanadaBack, et partage nos vidéos!

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