Aperçu des Nations Unies : Une entrevue avec notre directeur général et le président de la section de l’Université Simon Fraser

Ce mois‑ci, cinq membres du personnel d’ISF se sont rendus à New York pour assister au Forum politique de haut niveau (FPHN) pour le développement durable aux Nations Unies. Landon Reeves, président de la section d’ISF de l’Université Simon Fraser y a également assisté en tant que délégué de la jeunesse en passant par le BC Council for International Cooperation. À la fin de la semaine, nous avons rencontré Landon et le directeur général Boris Martin pour discuter de leurs moments forts et de leurs réflexions.

Hailey : Est‑ce votre première fois aux Nations Unies?

Les deux : Oui!

Hailey : Pourquoi êtes‑vous ici?

Boris : Je suis venu pour voir le Canada présenter son Examen national volontaire (ENV) sur les progrès de notre pays par rapport aux objectifs de développement durable (ODD) et j’ai été emballé d’entendre quel ton et quelles attentes le Canada suscite dans ce Forum international. Je voulais aussi voir en personne le fonctionnement des Nations Unies.

Hailey : Pouvez‑vous nous décrire brièvement le Forum politique de haut niveau pour les objectifs de développement durable?

Boris : Le FPHN est un endroit où les dirigeants et les dirigeantes du monde, les ministres et les hauts fonctionnaires se réunissent pour échanger des idées et discuter des défis et des bilans des progrès réalisés vers l’atteinte des ODD. Chaque pays présente ses résultats nationaux, mais discute également de comment ils travaillent avec les autres pour atteindre les objectifs. Chaque pays ne présente pas un rapport, mais un examen. Ce dernier n’est pas obligatoire, mais volontaire. Ainsi, le FPHN n’est pas tout à fait un endroit pour la responsabilisation. C’est un lieu de rassemblement où les États ayant signifié leur intention d’atteindre les ODD montrent ce qu’ils ont accompli jusqu’à présent et ce qu’ils vont continuer à faire.

Hailey : Comment a été votre expérience?

Landon : L’essentiel de mon expérience a été de rencontrer des personnes de partout à travers le monde. En tant que délégué de la jeunesse avec le BCCIC, j’ai dirigé l’organisation des réunions pour mes jeunes collègues et moi‑même afin d’en apprendre le plus possible sur l’ONU et sur les progrès que le Canada réalise pour atteindre les ODD. Faire la connaissance de Nikki Fraser, une jeune leader de l’ONU pour les ODD et une femme autochtone du Canada, a été un de mes moments forts.

Boris : Mon expérience a été excitante de plusieurs façons. Il y a un sentiment d’appartenance inspirant dans l’édifice des Nations Unies. Ce qui m’a frappé, c’est l’art provenant de plusieurs pays différents, la série de portraits des anciens secrétaires généraux des Nations Unies et des photos de Nelson Mandela et d’autres dirigeantes et dirigeants internationaux. Pourtant, en même temps, j’ai aussi eu le sentiment que les Nations Unies sont une grande institution et, au bout du compte, les processus et le protocole occupent une place très importante.

Hailey : Quelles étaient vos attentes en venant au FPHH? Reflétaient‑elles la réalité?

Boris : Je m’attendais à ce que l’ENV du Canada soit plus quantitatif et qu’il aborde les contributions globales du pays : En avons‑nous fait assez? Sommes‑nous satisfaits de ce que nous avons accompli? Au lieu de ça, le rapport était plus qualitatif et soulignait ce que le Canada a fait jusqu’à présent et dont nous pouvons nous réjouir. Je pensais aussi qu’il allait s’agir d’un examen national plutôt que d’un examen gouvernemental. Selon moi, il manquait au rapport une représentation nationale des efforts et des progrès réalisés.

En général, en ce qui concerne l’expérience d’assister au FPHN, je ne m’attendais pas à ce que le défi de parvenir à un consensus entre 194 États soit aussi réel. Vers la fin de la semaine, quand tous les pays ont voté sur le document final, nous pouvions voir les tensions sous‑jacentes et les différents points de vue à concilier. J’ai trouvé cela très révélateur et je ne m’y attendais pas du tout. Pour moi, cela a vraiment mis en évidence à quel point l’ONU est l’endroit où toutes les visions du monde sont rassemblées et où chaque pays y amène ses préoccupations et ses espoirs nationaux par rapport à la collectivité mondiale. Je trouve que cela a également souligné le rôle que nous jouons dans chaque pays pour améliorer les conversations et pour encourager nos dirigeants et dirigeantes à investir dans le bien-être global à long terme, plutôt que de faire du troc pour les intérêts nationaux à court terme.

Landon : Je pense qu’une bonne partie du langage utilisé manquait de consistance et de précision. Cela m’a rappelé que les organisations de la société civile jouent un rôle important afin de tenir les pays imputables et de s’assurer qu’ils sont très explicites par rapport à leurs agissements. Notre rôle est aussi de défendre et de promouvoir la transparence.

Hailey : Quelle leçon apprise cette semaine allez‑vous garder en tête lors du voyage de retour?

Landon : Les jeunes ont en réalité plus de pouvoir qu’ils et elles ne le pensent. J’ai écrit un article de blogue appelé Elbows Out For Youth at the UN dans lequel je partage de quelle manière on fait de plus en plus de place aux jeunes, mais qu’il reste encore du travail à faire. En tant que jeune, je m’engage à utiliser mon pouvoir au service d’enjeux qui me passionnent.

Hailey : Si vous pouviez dire une seule chose à propos du FPHN à la communauté d’ISF, quelle serait‑elle?

Landon : C’est un chaos organisé. C’est aussi tellement formidable, vous devez l’essayer vous‑même. Et vous le pouvez!

Boris : Il est de notre devoir, en tant que membres d’ISF, de partager avec les Canadiens et les Canadiennes à travers le pays l’importance et la pertinence des ODD.

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